Samsung PS51E8000 : premier test d’un plasma Samsung !

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Après des années d’attentes, voici enfin dans nos pages à nouveau le test d’un téléviseur plasma Samsung, le Samsung PS51E8000. Le géant coréen ne s’est jamais caché d’être plutôt un défenseur du couple LED/LCD, qui représente à ce jour une très large partie des ventes et des efforts de développement de la marque. Et longtemps, Samsung a proposé des plasmas à la vente surtout pour occuper le terrain. Mais les temps changent et le constructeur semble trouver un regain d’intérêt pour cette technologie. Que vaut vraiment le plasma à la sauce Samsung ?

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Le Samsung PS51E8000 est le premier plasma de la marque coréenne que nous recevons depuis fort longtemps. Il est vrai que le désamour de la marque pour cette technologie n’a pas été feint. Le constructeur préférait jusqu’ici mettre en avant ses modèles LED haut de gamme, comme le Samsung UE55ES8000 par exemple. Mais cette année, Samsung s’est enfin décidé à prêter sa nouvelle série de plasma à la presse spécialisée pour les tests. C’est d’autant plus une bonne chose que le constructeur a mis les petits plats dans les grands. Loin d’être un téléviseur au rabais, ce plasma intègre absolument toutes les fonctionnalités et la connectivité du ES8000. On retrouve donc avec bonheur les deux télécommandes, la reconnaissance gestuelle et la commande vocale. Cet écran est original à plus d’un titre. C’est en effet le premier 51 pouces que nous recevons au laboratoire. Pourquoi ce changement de diagonale ? Difficile à dire. On se souvient qu’au CES, le représentant US de la marque nous avait dit que c’était grâce à un nouveau cadre plus fin. Le cadre étant plus fin, on pouvait proposer plus de pixels dans le même encombrement. Ce à quoi nous avions répondu : « Mouais… ». C’est plus surement une diagonale issue d’une nouvelle unité de production qui trouve plus économique de découper les substrats de la sorte. Mais soit, voyons donc ce que la bête a dans le ventre.

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Design et finition

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Côté design, le plasma selon Samsung a quand même la grande classe. Oubliez le design tristounet des Panasonic TX-P50VT50. Ici on a droit à des bords relativement fins et à un cadre gris anthracite du plus bel effet. On notera également que la petite caméra sur le haut de la dalle ne dépasse plus, contrairement au Samsung UE55ES8000 par exemple. Elle est ici intégrée au cadre, forcément plus épais que sur un LED. Elle reste néanmoins réglable en hauteur grâce à une petite molette au dos de l’appareil.

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Si le cadre est plutôt agréable à l’œil, on ne peut que déplorer le pied en plastique chromé, tout droit hérité du Samsung UE40ES7000. C’est beau, c’est fin, mais ça reste du plastique chromé, bref, ça sent le clinquant.

Ergonomie

Inutile d’y revenir. L’appareil offre les mêmes fonctionnalités que le Samsung UE55ES8000. On est dans le haut de la gamme. L’appareil est donc contrôlable à la voix. On dispose bien de deux télécommandes, une classique et une dotée d’un touchpad très pratique pour naviguer dans les menus de la partie connectée. Elle comporte aussi un micro, pratique pour la commande vocale.

Equipement

L’équipement est très complet. C’est le même que celui du ES8000, là aussi. Inutile d’y revenir. Signalons toutefois que l’appareil dispose de trois prises HDMI, et plus curieusement, de trois prises USB aussi. C’est peut-être un peu beaucoup mais on ne va pas s’en plaindre. Pour le reste, on vous conseille de regarder du côté du test du UE55ES8000.

Consommation

La consommation du Samsung PS51E8000 est assez élevée. Et c’est bien normal pour un plasma. Nous avons enregistré 250W en moyenne. C’est un peu plus qu’un Panasonic TX-P50ST50 par exemple, mais c’est loin d’être hors des valeurs attendues sur un plasma. Et ce n’est pas le pouce d’écart qui va faire exploser le budget énergétique du ménage. En revanche, il faut noter que l’écran reste relativement sombre. Il faut pousser le gain des cellules à fond pour obtenir une luminosité finalement assez faible de 185 cd/m2. De ce point de vue, les plasmas Panasonic semblent mieux lotis.

tablo2.jpgLe Samsung PS51E8000 est assez correctement réglé du moins pour ce qui est de la colorimétrie. Nous reviendrons sur le reste plus tard. Le mode cinéma est assez recommandable. Il faut toutefois s’assurer que la température des couleurs est réglée sur « chaud 2 ». Dans ce cas, on arrive à une température effective de 6300K. C’est suffisamment proche du standard. Du reste, les couleurs sont relativement fidèles comme on peut le voir ici.

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Pour rappel, ce graphique donne la différence entre la nuance de couleur désirée et celle réellement affichée.

– Si DeltaE > 3, alors la couleur affichée est sensiblement différente de celle exigée, cet écart pourra être perçu par l’utilisateur.
– Si DeltaE Panasonic TX-P50VT50. On Remarque toutefois que l’écran a du mal dans les zones sombres.

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Côté contraste, l’appareil Samsung excelle… du moins en théorie et dans le noir absolu. En effet, en plein jour, comme vous pouvez le voir, la luminosité du mode cinéma est tout de même très faible. Si votre salon est baigné de lumière, laissez tomber, vous ne verrez qu’une image terne, fade, en mode cinéma. On peut augmenter le gain des cellules jusqu’à 20, de façon à avoir une luminosité approchant les 185 cd/m2. Mais c’est tout de même un peu juste. La dalle de verre n’a pas de traitement antireflet spécifique, de sorte que l’on se voit aussi bien dedans.

Malheureusement, suite à une fausse manip de mon appareil, j’ai perdu les photos que j’avais faite (la loose). Mais on se voit bien dedans, surtout quand notre bureau est bien éclairé comme en ce moment. En revanche, le noir affiché tire moins sur le vert que d’autres modèles, LG notamment. Le filtre noir est vraiment noir lorsque les cellules sont effectivement éteintes.

Passé au Gretag Eye-one Display 2, l’écran montre qu’il respecte parfaitement le standard. C’est dans les règles de l’art. On s’étonne d’ailleurs de la limitation volontaire de l’espace colorimétrique que Samsung. En théorie, il est possible de tirer l’intensité du vert vers le haut. Mais Samsung a préféré s’en tenir au standard. C’est un choix respectable… et donc forcément polémique dans le home-cinéma.

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Le gammut représente la richesse des couleurs affichées. Les coins du triangle sont les couleurs primaires (en synthèse additive, bien sûr). Ainsi, la surface du triangle représente l’ensemble des couleurs affichables en combinant les trois teintes primaires avec plus ou moins d’intensité pour chacune d’entre elles. Donc plus la surface du triangle est étendue, plus les couleurs sont riches.

Uniformité spatiale

Nous avons mesuré l’uniformité de cet écran:

Nous réglons la dalle sur 50 % de luminosité, 50 % de contraste et nous mesurons l’uniformité de l’éclairage dans une image blanche quadrillée en 64 zones de taille égale : le point le plus lumineux est considéré comme le point 100 %, la valeur du noir précédemment mesurée est considérée comme 0 %, les autres valeurs mesurées sont étalées ensuite.

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Il n’y a pas grand-chose à dire. Le Samsung PS51E8000 offre une bonne uniformité. Nous n’avons pas constaté de désagrément notable de ce point de vue.A l’essai le Samsung PS51E8000 s’est avéré relativement plus décevant que pendant notre analyse technique. Voici pourquoi.

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Qualité vidéo

L’écran Samsung offre une fidélité chromatique excellente. Mais voilà, l’image est quand même trop sombre en mode cinéma, même avec l’éclairage cellulaire à fond les manettes. On peut compenser un peu, de jour, en augmentant la luminosité, tout en sachant que cela dégrade le niveau de noir. En plein jour, c’est une solution acceptable. Cela étant, on est tout de même dans des conditions nettement moins favorables que sur un Panasonic TX-P50ST50. Du reste, les couleurs sont belles. Il y a un peu de bruit vidéo sur les arrière-plans. Mais surtout, l’écran scintille assez fortement. Et hélas, il n’y a pas grand-chose à faire contre cela. A noter pour les pro qu’il est possible de régler les couleurs sur trois canaux, avec une distinction haute/basse luminosité, c’est toujours pratique si vous comptez calibrer.

Définition

En HD, le rendu est assez étonnant. On retrouve certains traits du plasma, mais le rendu est moins ‘cinéma’ que sur un plasma Panasonic. On sent que l’électronique de traitement Samsung a un lourd héritage LCD/LED. L’ensemble n’est pas désagréable, mais pour ceux qui sont amateurs d’images plasma, il faudra un certain temps d’adaptation, avec un rendu à mi-chemin entre les deux. Sur les Blu-ray, on est toujours gêné par les saccades, assez présentes. Il faut ajouter une dose de « mode film », une dénomination étrange pour un réglage qui vise à lisser le rendu. Là encore, le manque de luminosité est assez pénible, et il faudra déguster l’image dans le noir. En revanche, nous avons trouvé que l’écran conservait beaucoup de dynamique dans les zones sombres avec des ombres plutôt détaillées. Etrangement, le rendu en définition standard est plutôt agréable. D’ordinaire, nous sommes plutôt méfiants quand il s’agit d’afficher de la basse définition sur un plasma, traditionnellement assez sensible à la qualité des sources. Mais ici, ça passe bien. La netteté n’est pas extraordinaire, mais il y a finalement peu de fourmillements additionnels.

3D

La 3D nous laisse dubitatifs. Certes, l’image est d’une grande définition et il y a peu de crosstalk pour ne pas dire : pas du tout. Mais voilà, la luminosité de la dalle est très faible, et le scintillement est épouvantable si vous regardez la 3D de jour, ce qui limite tout de même grandement le champs d’application du relief sur ce téléviseur. En revanche, la conversion 2D-3D est toujours l’une des meilleures du marché, avec un vrai découpage des plans, assez magiques, il faut bien le dire.

Jeu vidéo

En désactivant tous les filtres, le rendu est plutôt agréable. on vous conseille de revenir en mode « standard » pour le jeu. Le mode cinéma est trop sombre, car on ne regarde pas un jeu comme un film. Quand le monstre va surgir de l’obscurité pour vous mettre une tannée, vous voulez le voir pour le dézinguer avant. Et ça, en mode cinéma, c’est franchement difficile sur cet appareil. Pour le reste, c’est un plasma. Il y a peu voire pas de latence. C’est agréable.

Mode PC

En HDMI, ça passe. On atteint les 1920 x 1080 sans problème. Il faut prendre soin de passer en « signal d’origine ». C’est utilisable, mais c’est loin d’être agréable. En effet, il y a tout de même beaucoup de scintillement à l’écran. On vous déconseille ici l’utilisation en conjonction avec un PC.

Qualité sonore

La section audio est une bonne surprise. Il semble que les constructeurs aient fait de vrais progrès en la matière. Moyennant un volume certain, il y a suffisamment de basse et la spatialisation est très convaincante pour du 2.0. Bref, c’est une bonne surprise.

Samsung PS51E8000 : une concurrence difficile

Au final, le Samsung PS51E8000 nous laisse une impression mitigée. Le prix de vente est tout de même sur le haut de la tranche, surtout face à la concurrence de ténors comme le Panasonic TX-P50VT50 avec lequel il ne peut pas décemment rivaliser en terme de qualité d’image, et ce, sur tous les plans : luminosité, 3D, contraste, utilisation en plein jour. En revanche, la section connectée du téléviseur est toujours l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, à ce jour. Et le contrôle vocal est toujours intéressant dans ce contexte. Pour la commande gestuelle, en revanche, nous sommes plus sceptiques. Bref, selon nous, si vous cherchez un plasma, nous n’avons pas d’alternatives à vous proposer que les modèles Panasonic… à ce jour ! On espère en tous les cas voir les écrans Samsung évoluer dans le bon sens.

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Retrouvez tous nos TV LCD / Plasma en test dans nos pages.

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7.5/10

Les Plus

  • Design
  • TV connectée
  • Ergonomie

Les Moins

  • Sombre
  • Rendu assez saccadé
  • Prix

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