[ Jeudi 14 septembre 2006 ] par Benoît Dupont
Exclusif : la première TV LED 100Hz !
   
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Samsung LE40M91 : le grand bond en avant





Cela faisait quelques temps que l’idée trottait dans la tête des constructeurs. Que ce soit pour des moniteurs LCD ou des téléviseurs, l’idée d’exploiter un rétro-éclairage LED semblait prometteuse. Déjà au CeBIT 2006, on nous avait montré des prototypes de téléviseurs exploitant cette technologie mais franchement, on ne s’attendait pas à les voir arriver si vite. Sur le coup, Samsung a pris tout le monde de court en mettant sur le marché dès septembre le LE40M91, un téléviseur majestueux de 40 pouces qui se veut le produit audio-visuel le plus avancé du moment. Et très franchement, on n’est pas loin de la vérité.

Première nouveauté donc, ce téléviseur adopte un rétro-éclairage à LED. Au placard les rangées de tubes fluorescents, et bienvenue aux matrices de petites LED. Nous vous avions déjà parlé de cette technologie sur un moniteur NEC haut de gamme. L’intérêt des matrices de LED en lieu et place des tubes fluorescents est de profiter d’un retro-éclairage plus blanc afin d’augmenter la richesse des couleurs. En effet, les rétro-éclairages à tube classique procurent une lumière qui n’est pas parfaitement blanche (un peu rouge ou un peu bleue selon les technos). Et pour obtenir un blanc parfait alors à l’écran, il fallait donc retoucher les filtres de couleur rouge, vert et bleu des pixels. On bridait en quelque sorte l’étendue des couleurs que le téléviseur était capable d’afficher. L’adoption des LED vient solutionner ce problème. Lorsque la lumière du rétro-éclairage est plus blanche, on peut choisir les filtres des pixels de façon à tirer le maximum de richesse en couleurs. Et dans la pratique, c’est assez bouleversant.

deux innovations sinon rien

Samsung aurait pu s’arrêter là et sortir un téléviseur avec ‘juste’ un rétro-éclairage LED. Mais c’est bien mal connaître le géant coréen. Outre ce rétro-éclairage révolutionnaire, le téléviseur Samsung intègre également la technologie propriétaire 100Hz. Attention, le terme "100Hz" n’est là que pour éveiller dans l’esprit des lecteurs le souvenir des tubes trinitron 100Hz et de leur stabilité d’image incroyable. En clair, le terme relève du pur marketing mais ne dit rien sur la technologie employée et pour cause, les problématiques résolues par le 100Hz sont bien différentes entre le tube et le LCD. Revenons donc un peu sur le CRT. Les tubes cathodiques souffrent d’un défaut inhérent à leur nature. Ils scintillent. Sitôt un pixel allumé qu’il commence déjà à s’éteindre. Avec un balayage classique à 50Hz (ou 60 Hz selon votre pays), le scintillement de l’écran donnait une forte impression d’instabilité à l’image. Du coup, les constructeurs ont doublé le taux de rafraîchissement. Résultat des courses, une image plus stable en 100Hz qu’en 50Hz. Pour le LCD, les choses sont différentes. Lorsqu’un pixel est allumé, il reste allumé jusqu’à ce qu’on lui dise de s’éteindre. L’écran ne scintille pas. Mais le LCD est fondamentalement lent, à cause de ce mode de fonctionnement justement. Lorsqu’on doit faire changer l’état d’un pixel, on doit passer par une phase de transition plus ou moins longue, que l’œil humain va hélas percevoir. C’est la latence ou rémanence. Pour la combattre, les constructeurs ont essayé des techniques diverses et variées avec plus ou moins de succès. La technologie 100Hz consiste à insérer entre deux images successives une image noire. L’idée est alors de gommer les temps de montée (ouverture des cristaux) et de descente (fermeture des cristaux) en les rendant invisibles aux yeux de l’utilisateur. Certains constructeurs travaillent sur le rétro-éclairage, en le faisant clignoter à 100 Hz. S’il n’y a plus de rétro-éclairage, l’image est noire et donc les pixels ont tout le temps de s’établir avant que la lumière revienne pour l’image suivante. Afin de garantir 50 images par secondes pour les films, il faut donc balayer la dalle à 100Hz : 50 images noires par seconde + 50 images du film par seconde en alternance.



Sur l’illustration suivante, l’utilisateur ne perçoit que les zones en jaune. C’est à dire les zones où le pixel est éclairé. Les zones grises en revanche sont les phases non éclairées, le pixel en profite pour changer d’état comme on peut le voir sur la courbe du haut. Du coup l’œil ne perçoit pas la transition (il n’y a plus de lumière). En revanche, l’œil humain est bien fait puisqu’il ne voit pas non plus qu’on a éteint la lumière entre temps. Bien évidemment, les constructeurs sont assez avares de leur petites sauces internes et il s’agit là d’une supposition de fonctionnement plus que d’une preuve. Selon les constructeurs, les méthodes varient légèrement mais le principe reste toujours le même : insérer une image noire entre deux images réelles.

Mais trêve de considérations techniques, entrons maintenant dans le vif du sujet avec le test du LE40M91 proprement dit.



Samsung LE40M91 : design de référence. >

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