[ Lundi 22 septembre 2003 ] par Stéphane Kauffmann
Manettes de jeu : quoi de neuf docteur ?
   
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Joystick Logitech Extreme 3D Pro





Logitech nous avait séduit l’année dernière en lançant le premier joystick sans fil qui fonctionne vraiment sans latence. En revanche, Le Freedom n’est pas vraiment bon marché car le sans fil continue à se payer cher (80 euros). Or, nombreux sont ceux qui veulent un bon joystick mais qui ne veulent pas payer 40 euros pour la suppression d’un fil. Logitech les a entendu et décliné son Freedom en version filaire. Voici donc l’Extreme 3D Pro. Il reprend dans les grandes lignes le design très réussi de son grand frère alliant matériaux en plastique et métal. Le look futuriste, angulaire et épuré suit bien la tendance actuelle. L’Extreme 3D Pro a été doté d’un quatrième pied et d’un poids conséquent ce qui lui confère une stabilité à toute épreuve.



Toujours destiné aux seuls droitiers, le manche tombe bien sous la main et vous vous sentirez tout de suite à l’aise en l’empoignant. De même, les doigts de la main droite trouvent immédiatement les boutons avec là encore une ergonomie sans faille. La gâchette s’actionne naturellement tout comme les boutons autour du chapeau directionnel. Il y a d’ailleurs ici une amélioration sensible du confort par rapport au Freedom. Le chapeau directionnel à la forme arrondie assure une meilleure préhension et donc plus de précision lors de son utilisation. La manette des gaz située sur la base devant le joueur est également bien placée, tout comme les six boutons supplémentaires du socle. Pour l’ergonomie de la prise en main, Logitech signe donc là un sans faute.



Ca plug et ça plait !



L’installation est vraiment réduite à sa plus simple expression puisqu’elle se résume sous Windows XP à brancher la prise USB à chaud. Toutes les fonctions sont reconnues d’office. Il n’est donc nullement utile d’installer le pilote fourni d’autant que tous les jeux récents proposent d’assigner librement chaque commande ! Il reste cependant toujours des irréductibles qui souhaitent disposer d’un profiler pour assigner les boutons eux même.



Il y en a toujours qui aiment les travaux manuels. Il s’installe par ailleurs sans soucis et a franchement bénéficié d’une réalisation soignée. Vos jeux installés sont détectés et vous pouvez établir un profil pour chacun d’entre eux que vous pourrez d’ailleurs lancer à travers le profiler. Si l’assignement se fait par l’image et la souris, il faut quand même encore entrer des noms à la main. Le profiler est donc vraiment à réserver aux puristes qui ont leur trois simulateurs de vols dont ils ne démordent pas. Bonne nouvelle, il n’y a aucune incompatibilité sous Windows XP et tous les logiciels sont certifiés. Vous pouvez même les désinstaller sans dommage, incroyable, non ?

Instruments de mesures



Venons en à l’essentiel : l’utilisation. Pour nos tests, nous avons utilisé le tout nouveau Flight Simulator 2004. Il a d’ailleurs fallu booster un peu le PC mais aparté rigolote, pour la première fois, il est possible d’avoir un PC qui fasse tourner un nouveau Flight Simulator avec tous les détails en haute résolution à 30 images par secondes. Il nous a tout de même fallu un Pentium 4 à 3,2 GHz, 512 Mo de mémoire DDR 400, un chipset i875, une carte graphique NVIDIA 5900 Ultra et une carte son Creative Audigy 2 mais c’est possible. Pour la simulation plus belliqueuse, nous sommes restés sur IL2 Stormovik inégalé à ce jour. Pour un usage plus action, nous avons testé le pilotage des avions dans Battlefield 42 car c’est virtuellement impossible de leur faire faire ce qu’on veut. Tous ceux qui y ont joué savent de quoi je parle.

Moteur !



La course du manche est longue et très précise, il faut bien le reconnaître. Quelle que soit le type de jeu, l’efficacité sera au rendez-vous. En revanche, elle est aussi assez dure. On entre là dans le côté plus subjectif. La fermeté implique de meilleures sensations mais aussi dans les jeux rapides une fatigue plus rapide, question de goût mais je pense quand même qu’un poil plus de souplesse aurait été le bienvenu. Le palonnier par rotation du manche souffre de l’effet inverse. Si lui aussi est très précis, il est peut être un peu souple ce qui fait que la combinaison des deux et qui détermine l’assiette de l’avion en virage n’est pas toujours évidente. Mais je chipote aussi. Cela ressort des essais que j’ai effectués sur des avions anciens dans Flight Sim 20004 et qui sont particulièrement sensibles. En aucun cas, cela n’altère le plaisir et l’efficacité de jeu. La manette des gaz est tout simplement parfaite avec une course longue et ferme ce qui permet de placer la puissance au poil près. Les boutons et le chapeau directionnel sont intuitifs et ne vous obligent pas à quitter l’écran des yeux. L’impression générale est donc extrêmement positive et les 40 euros que vous investirez dans l’Extreme 3D pro sont pleinement justifiés.





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