| [ Vendredi 18 décembre 2009 ] |
par Driss Abdi |
Nvidia ION : l’unION fait la force
Nvidia ION
À côté du processeur, véritable centre névralgique de tout ordinateur, les puces graphiques ont également évolué à la vitesse grand V. Et aujourd’hui ce sont de véritables monstres de puissance qui équipent parfois nos PC sans qu’on le sache toujours. Ainsi, les jeux récents sont toujours plus réalistes et les applications de modélisation 3D de plus en plus performantes. Reste qu’en dehors de ces usages vraiment spécifiques, la puce graphique (GPU ou Graphic Processing Unit) est généralement sous-exploitée. Même en entrée de gamme, un carte graphique pourrait rendre de fiers services. C’est donc là que la plate-forme ION de Nvidia pourrait bien changer la donne. L’idée est a priori des plus simples : utiliser cette réserve de puissance offerte par le GPU pour d’autres applications que le jeu et notamment le multimédia. Très compacte, ION a également l’avantage d’être peu encombrante pour s’intégrer dans les netbooks et autres net-tops. Ceux-ci peuvent donc enfin s’utiliser pour d’autres applications que la simple consultation de sites Web comme nous allons le voir plus loin.A bout de souffle
Difficile de différencier les netbooks à la lecture de leurs fiches techniques. Jusqu’à présent, ils présentent tous des caractéristiques communes, avec notamment l’incontournable processeur Atom d’Intel cadencé à 1,6 GHz en générale, et qui ne délivre que des performances modestes, pour le moins. Cela suffit néanmoins pour faire fonctionner un système d’exploitation vieillissant comme Windows XP, et pour lancer des applications qui ne sont pas trop lourdes. Le reste des caractéristiques est du même acabit et confirme les ambitions modestes des netbooks qui restent cantonnés à un usage trop spécifique pour certains utilisateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder des vidéos. Pour que la lecture reste fluide il faut encore se contenter de contenu en basse définition tandis que le jeu est proscrit à moins de se satisfaire de petites applications ludiques datant d’un autre âge. En fait, si votre budget vous le permet, l’idéal est de disposer d’un deuxième ordinateur, fixe ou portable, afin de ne pas être trop frustré. Pour des raisons de coûts, la mémoire vive embarquée dans les netbooks est aussi généralement limitée à 1 Go. Là encore, cela peut suffire mais il ne faut pas laisser plusieurs programmes ouverts. En effet, pour compenser le manque de mémoire, le netbook va utiliser le disque dur. Dans le jargon, on appelle cela le « swap » mémoire et en attendant la généralisation des disques durs SSD dont nous vous reparlerons prochainement, cela entraine irrémédiablement une baisse très notable des performances qui ne sont déjà pas mirobolantes sur un netbook. Enfin, la carte graphique n’a d’autre ambition que d’afficher les applications courantes correctement. Pourtant, elle pourrait en faire un peu plus.Du mieux
Au cœur d’ION se trouve la puce graphique GeForce 9400M de Nvidia. Peu gourmande en électricité, suffisamment performante pour supporter certains jeux 3D et peu encombrante, elle est toute indiquée pour les netbooks ou les PC de salon aux dimensions réduites. Complément idéal au processeur Atom qui s’est imposé dans le monde des netbooks, cela représente une réelle avancée pour les applications multimédia et pour le jeu. Certes, il ne faut pas s’attendre à ce que le netbook vienne chasser sur les terres des grosses configurations pour joueurs acharnés mais jouer à des titres modestes ou un peu ancien comme Call Of Duty 4 ou Half Life est maintenant possible, avec un netbook et c’est déjà une vraie révolution en soit. Bien entendu et à l’instar des autres ordinateurs portables qui sont eux aussi souvent limités dans ce domaine, il faut tout de même baisser le niveau de détails pour que le jeu reste fluide. Certains titres mêmes datés sont toutefois encore trop gourmands, comme notamment les jeux de stratégie en temps réel dans lesquels le processeur central est fortement sollicité. Dans ce cas, l’Atom n’est pas en mesure de gérer des centaines d’unités et l’intelligence artificielle.
Les Ordinateurs déjà testés