| [ Lundi 23 juillet 2007 ] | par Stéphane Kauffmann |

Tout d’abord, il faut comprendre que s’il est possible de miniaturiser la souris, c’est moins évident pour votre main. Essayez, mais vous verrez que c’est assez douloureux. Les concepteurs de souris pour ordinateurs portables se retrouvent donc devant une quadrature du cercle avec d’une part la tâche de rendre la coque la plus petite possible tout en préservant une bonne ergonomie. Logiquement, il n’y a donc pas de miracle et pour un usage régulier et intensif, il ne sera pas possible de descendre en dessous d’une certaine taille. Par ailleurs, il faut que la souris garde du volume pour une longueur donnée ce qui lui permet au moins d’épouser la forme de la main. Il y a donc de fortes chances pour qu’une souris minuscule, très fine et angulaire ne soit pas confortable pour un sou. S’il s’agit de l’utiliser pendant plus d’une heure d’affilé ou de réaliser des tâches précises comme la retouche ou le jeu, il vaut mieux opter pour un modèle ergonomique et donc logiquement aussi un peu plus volumineux.
Luxe & volupté

Les ergonomes de Logitech ont cherché avec la Nano VX le meilleur compromis possible entre l’encombrement et l’ergonomie. La forme est ambidextre et n’écarte donc pas les gauchers, pour une fois. La finition est très luxueuse ce qui est agréable à l’œil mais le revêtement en caoutchouc sur les côtés l’est tout autant au toucher. La main trouve sa place naturellement et elle ne dépassera pas en longueur grâce à un arrière train galbé. Excusez-moi de devenir un peu sensuel mais c’est ce qui décrit le mieux le rapport à cette souris d’exception. L’ergonomie est ainsi presque parfaite. Presque, car la coque n’est pas assez bombée pour un confort optimal mais c’est le prix à payer pour avoir une taille de guêpe. Ceci étant, le maniement est tout de même très bon et on pourra sans risque s’en servir longtemps. Les boutons, s’ils sont très doux et très précis, s’enfoncent par rapport à la coque et les gros doigts risquent d’être un peu gênés par moment mais rien de rédhibitoire. Deux boutons supplémentaires sur le côté gauche se manipulent assez bien, celui derrière la molette est déjà plus difficile d’accès mais on s’y habitue.
Précise aussi

Aujourd’hui, toutes les souris sont optiques. Leur précision suffit généralement toujours à la bureautique mais dès qu’il s’agit de travail sur l’image, de jeu d’action ou aussi plus sérieusement de tableur ou de présentation à réaliser, une souris plus précise sera la bienvenue. Il n’est donc pas inutile de comprendre les rudiments du fonctionnement d’un capteur. Une lumière illumine la surface qui renvoie son image à un capteur de type appareil photo mais en simplifié. Cette « photo » est comparée à la précédente par un processeur qui en déduit les coordonnées et les transmet à l’ordinateur. La lumière peut être émise par une diode ou par un laser. Ce dernier est plus précis ce qui donne une image plus définie et donc un calcul des coordonnés plus précis aussi. De plus, le laser est moins sensible à la surface et la souris fonctionnera mieux en nomadisme extrême comme sur la cuisse revêtue d’un jeans par exemple ! Ensuite vient la notion de résolution calculée en dpi. Plus elle est élevée, plus il y aura de relevés de la surface sur une distance donnée parcourue par la souris. Cela augmente la précision mais aussi la réactivité. On a l’impression que la souris est plus nerveuse. C’est bien jusqu’à un certain point, environ 1 000 dpi. Au-delà, ce sera pour des utilisations particulières, jeu d’action en tête. Le capteur de la VX Nano est un laser 800 dpi qui officie très bien. La souris est précise en toute circonstance et sa réactivité est plus que suffisante. Avec sa légèreté et sa bonne ergonomie, elle conviendra donc très bien au jeu et à la retouche sur ordinateur portable. Les larges patins en téflon garantissent de surcroit une glisse parfaite.
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